Les dernières nouvelles du front

Mes blogs sont restés inaccessibles pendant quatre jours. J'ai été victime d'une attaque de Spam extrêmement virulante et tous à caractère por*no dégueulasse. Comme je n'étais pas connectée, je n'ai pas vidé Spamgear et Free a décidé de bloquer mon compte. C'est la deuxième fois (la première fois c'est parce que j'avais installé phpmyvisit et que Free n'en voulait car ils sont en train d'en installer un pour tous les blogs), Aussi, on m'a averti que ce serait la dernière... La prochaine fois, le compte sera détruit. J'ai deux solutions, serrer les fesses et croiser les doigts en espérant ne plus avoir de problèmes (et faire des sauvegardes quasi quotidiennes) ou trouver un autre hébergeur et déménager... Mais j'en ai marre de déménager. Après mon vieux blog sur le Net et ma famille in the real life, j'en ai ras la gapette.

Parlant vraie vie, j'ai fait l'état des lieux ce matin, et j'ai eu droit aux félécitations du jury. Pourtant, il pleut dans l'appartement (mais pas de mon fait), la baignoire n'a plus de bouchon et une des clés ne fonctionne pas... Mais on y a passé deux week-end entiers et le Nôm deux semaines à tout démonter, récurer, lessiver, reboucher les trous. L'appartement est propre comme un sou usagé, et nous, nous sommes sur les rotules.

Déjà, le Nôm, qui est un chachotier, a repeint le nouvel appartement avant que nous emménagions. Super. Le truc, c'est que ce n'était pas du tout prévu. Du coup, il ne m'a pas aidé pour faire les cartons. J'y ai passé des jours et des jours. Quant à ses affaires, celles auxquelles il ne voulait pas que je touche, ben elles sont restées en l'état un bon moment.

Heureusement, sur la fin, Luciole m'a très efficacement aidée. Puis Leeloolène qui a emballé à elle toute seule la totalité de ma cuisine. J'ai jeté des sacs et des sacs et des sacs de choses. Tous mes souvenirs y sont passés. Mes coupures de presse sur la mort de Franco, celles sur Coluche, Gainsbourg... J'ai donné tous mes catalogues de tricot et une partie de mes livres de recettes, et également des centaines de livres, romans, etc. J'ai dispersé ma collection de cartes postales. Mais j'ai gardé mes affiches. Ça, je n'ai pas pu m'en séparer...

J'ai demandé (exigé ?) le même effort au Nôm. Tous ses journaux (L'Equipe, France Football, ceux sur le tiercé) qu'il gardait (certains dataient de 1998) ont servi à envelopper les objets fragiles (on n'a pas manqué de matière première), les autres ont été jetés. Tout (ou presque) ce qu'il avait ramené de ses divers chines (comme une forêt d'hallogènes qui ne marchaient pas) on été impitoyablement mis sur le trottoir. Cela dit, il a réussi à sauver quelques bitins qu'il a subrepticement récupérés dans les sacs à ordures (130 litres, spécial jardin, hyper solide, il n'y a que ça de vrai).

Le jour du déménagement proprement dit, une fine équipe est venue prêter main forte. Luciole et François, Viou et Sara, Leeloolène et Marloute, des voisines Anne-Marie et Inga, Jalb et puis aussi un copain du Nôm. Le premier jour, nous avons fait une rotation camion pour emmener les plantes qui bouchaient le passage, et des cartons. Histoire de pouvoir en faire d'autres, car nous ne savions plus où les mettre. Puis nous avons continué à emballer.
Le deuxième jour, nous n'avons eu le temps que d'en faire deux. Parce qu'il y avait encore trop de choses à démonter et à emballer. Et parce que j'ai déménagé le jour de la fête des vendanges de Montmartre et de l'aïd, ce qui n'était pas une bonne idée, les rues étant pleines de monde et certaines même carrément bouchées.

A 23 heures, les derniers aidants sont partis de notre nouvel appartement (qu'ils soient bénis). A 23h15, le Nôm a fait tomber une planche et nous avons eu notre première algarade avec notre voisine du dessous. Le genre qui sonne chez vous de l'interphone parce qu'elle a la trouille de monter, mais qui vous traite de tous les noms et avec laquelle aucun dialogue n'est possible. Le Nôm, qui avait déjà eu affaire à elle quand il a posé le parquet, est descendu et la choppée dans l'escalier. C'est tout juste si elle a avoué que c'était elle que nous venions d'avoir à l'interphone. Je crois qu'il lui a foutu la trouille de sa vie...

Le mardi suivant, j'avais rendez-vous avec le gérant de l'immeuble pour faire le pré état des lieux. Qui nous a mis dans la marde... Lorsque nous avions pris cet appartement, nous y avions trouvé une cuisine montée et une salle de bains installée avec meubles, vasques... Du super matos. Comme nous n'avions pas le temps de tout emmener et qu'en plus les éléments n'allaient pas forcément dans notre nouvelle cuisine, nous avons décidé de tout laisser (Nôm pas content, mais devant les faits...). Sauf que le gérant nous a demandé de tout enlever. A cause des locataires suivants, apparemment une association mandatée par la ville de paris pour reloger des gens sans abris. – Je ne veux pas avoir de problèmes avec ves gens-là, qu'ils s'imaginent que c'est fourni par nous et que nous avons uen responsabilité. – Pas question pour moi de remplacer l'évier ni le lavabo, je n'ai pas ceux d'origine. – Pas de problème, nous en installerons d'autres, me répond-il. Mais vous enlevez tout.
Voilà comment des gens qui auraient pu bénéficier d'une cuisine et d'une salle de bains installées vont se retrouver avec un évier et un lavabo...

Comme les meubles étaient de bonne qualité, il a fallu du temps au Nôm pour tout démonter. Et casser ce qui ne pouvait l'être. Nous en avons récupéré les trois quarts, le reste est parti que le trottoir en attendant les encombrants. Plus lessivage des plafonds, des murs, des sols, plus finissage de vidage l'appartement (ça n'en finissait pas, on trouvait toujours quelque chose en ouvrant une porte), nous avons terminé hier soir, quand la nuit ne nous a plus permis de voir quoi que ce soit (Sara a bouché les derniers trous et moi enlevé les dernières vis à tatons dans le noir).
Ce matin, j'étais à 8h30 dans l'appartement pour donner un dernier coup de serpillière dans le salon. Ce que je n'ai pas fait. Il pleuvait, la verrière fuit par les trous sur lesquels étaient attachés les stores (qu'on nous avait aussi demandé de démonter alors qu'ils avaient été fabriqués spécialement pour cette verrière). J'ai donc épongé et mis un seau sous les gouttes.
Puis le gérant est arrivé, nous avons fait le tour, j'ai signé les papiers, nous avons fermé la porte... Fin de l'histoire.

Maintenant, il nous reste à gérer le nouvel appartement, l'énorme tas de cartons qui occupe tout mon salon (et l'emplacement de mon futur bureau, je ne suis pas prête d'être reconnectée...). Les meubles de la cuisine qu'il nous faut monter et qui, pour le moment, débordent presque du balcon. Les papiers à retrouver (quelqu'un a encartonné le petit carton que je m'étais fait avec la carte vitale et quelques papiers importants).

Ce que je retiendrai de ce déménagement :
Le moins bon.
- C'est la derière fois que je déménage seule. Je ne voulais pas le faire, mais nous avons eu des problèmes d'argent cet été et je n'avais pas les moyens de financer un déménageur. Et puis on m'a convaincu qu'avec une bonne bande de potes, c'était possible. Mais en fait, non. Ce n'est pas raisonnable, c'est des coups à vous fâcher avec la bande de potes en question tellement ils finissent sur les rotules (et encore, eux, ne viennent qu'une ou deux fois).
- Lou s'est pété le pied hier en voulant faire du zèle. Elle s'est pris le meuble de la salle de bains sur le pied. Epanchement et hématome. Interdiction de poser le pied par terre. Heureusement, ma sœur était là qui a pu l'emmener à l'hosto. Et heureusementbis, je connais l'existence des urgences pédiatriques de hôpital de Levallois (Notre Dame du Perpétuel Secours, j'adore le nom), qui ne sont pas trop encombrées. Oditorium avait déjà pris en charge les deux plus jeunes (appartement encombré pas top pour les vacances), Lou est partie les rejoindre. Je vous ai déjà dit que j'avais des soeurs formidables ?
- Ma belle armoire à qui il manque dix centimètres pour loger sous le plafond...
- L'immense fatigue qui n'est pas près de se résorber...

Le meilleur
- Je ne pensais pas tenir le coup physiquement aussi bien et j'ai fait des choses que je ne pensais pas être capable de faire : j'ai déménagé moi même le frigidaire, la machine à laver la vaisselle, le sèche-linge et le lave linge (le plus lourd de tous). Bien sûr, je n'étais pas seule à les mettre dans le camion, mais je les ai sortis de l'appartement et descendus pour chargement. Pour un peu, je me tirerai presque le chapeau.
- Ma collection de carte postale que j'ai séparé en trois : une partie a ravi l'oncle d'une freecycleuse, une autre a rejoint les ateliers d'une graphistes, la dernière part au Mali pour une classe... Ça, ça me fait super plaisir.
- Les yeux émerveillé d'une petit garçon d'origine Sri lankaise découvrant dans la cour une balançoire en forme de Babar dont je voulais me défaire. J'avais pensé à La Merveille. Mais il y a eu ce petit garçon. Il l'avait paerçu depuis la rue, était entré dans la cour et tournait autour en appelant sa mère. Je le lui ai proposée. La tête du gamin suivant sa mère qui portait la balançoire, ça valait tous les Babars du monde.
- Les petits mails d'encouragement, et la carte de Samantdi envoyée à ma nouvelle adresse. Mon premier courrier perso. Un vrai bonheur.
- La solidarité de tas de gens qui nous ont donner la main directement ou indirectement, les familles qui ont hébergé les filles, les copains qui sont venus aider, l'école qui nous a donné des tonnes de cartons, ceux qui nous ont prêté un diable. Bref, des tas de gens.

Maintenant, va faloir s'installer...

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