Maillot jaune

Ce matin, j'ai été repérer les lieux en prévision du passage du Tour de France. Eh bien je peux vous dire que le col de l'Aubisque, ce n'est pas encore pour moi...

J'étais partie tranquillement de chez moi direction les services de la mairie de Paris. Mission : obtenir le maillot à pois un numéro de demande de logement. C'est une logique qui m'échappe (on me somme de déposer une demande de logement auprès de la mairie de Paris alors que je viens d'en trouver un), mais, sur ces questions administratives, je ne discute jamais, j'optempère. Il ne sert à rien de taper sur un mur, sauf si on veut se faire mal...
Bref, Pigalle, République, Bastille. C'était bien, ça descendait presque tout le temps. J'ai trouvé assez désagréable de me faire doubler systématiquement par de jeunes bobos juchés sur des Vélib', mais il est vrai qu'ils grillaient les feux rouges, eux, et que je me suis juré de ne plus le faire...

Arrivée rue d'Agrippa d'Aubigné, je garait mon vélo et m'en allait discourir avec la gentils fonctionnaires de la Ville de Paris qui me donna mon numéro en cinq minutes. J'eu à peine le temps de boire deux verres d'eau fraîche que j'étais déjà ressortie.

Me restait à rejoindre mon cher travail et la Porte de Champerret près de laquelle il est situé. Sur Google Map, l'itinéraire était agréable : il longeait la Seine, empruntait la rue de Rivoli, remontait les Champs Elysées pour bifurquer avenue Mac Mahon et glisser jusqu'à la porte. Et puis, pour la première partie du moins, c'était la route des forçats du Tour de France. J'allais tester de visu ce qu'ils vont subir dimanche...

Pour tout vous avouer, je n'ai repris le vélo que cette semaine après plus de deux mois d'arrêt. Une mauvaise chute dans les escaliers rendaient mon fessier extrêmement irrascible : impossible de l'assoir sur une selle sans qu'il me fasse souffrir le martyr. L'hématome a disparu, mais mon vénérable cul continue de râler. Il a perdu l'habitude. Jamais content ! Mais je partis tout de même à l'assaut de la gloire de mon chemin de croix.

Bord de Seine, pas de soucis, en plus, il y a une piste cyclable, sauf qu'elle disparaît d'un coup sans prévenir et que l'on se retrouve au milieu des gens, sur le trottoir. Rue de Rivoli, pas de piste, nous sommes prié d'emprunter la voie des bus. Ce matin, ils étaient plutôt courtois et je n'ai pas trop eu besoin de jouer à cache cache avec eux. Place de la Concorde, déjà, il fallait trouver le bon tempo pour traverser. J'avais le choix entre tourner à droite, vers la Madeleine, Saint Augustin, Wagram... Ou continuer sur mon idée première, via les Champs. Le premier chemin est sans doute plus court, mais la grimpette est rude. Vu les considérations exprimées plus haut, j'ai préféré continuer à jouer les champions.

En fait, ce n'était pas une très bonne idée. Quand le Tour de France débarque sur les Champs Elysées, la circulation est entièrement fermée au public. Ce n'était évidemment pas le cas ce matin. Je pensais que je trouverais une piste cyclable (avec la largeur des trottoirs et la largeur de l'avenue il y a tout de même la place), il n'y a même pas de voix réservée au bus. Résultat, le Farwest. Ça ne m'étonne pas que Lance Amstrong ait brillé ici sept ou huit années durant. D'abord, il y a les pavés, qui n'ont pas arrangé mon mal de f… dos (oui, mes lombaire aussi, râlent), qui vous donnent l'impression dêtre devenu Parkinsonnien. Ensuite, la circulation avec les grosses voitures, les camions de livraison, les cars à touristes, les deux roues à moteurs... Curieusement, sur les Champs, vous devenez complètement invisible. Et les trottoirs sont inabordables : entre les touristes, les terrasses de café en expension malgré le temps maussade, les chiens, il n'y a aucune place pour nous. Cela dit, je n'aime pas rouler sur les trottoirs. Soit on roule à vélo, soit on marche à pied. Mais il n'y a rien de pire que ces gens qui veulent bien faire du vélo, mais en restant piéton et qui vous klaxonne rageusement quand vous êtes vous même resté à terre et que vous avez la drôle d'idée d'emprunter leur trottoir. Moi je dis chacun à sa place...

Jamais je n'ai trouvé aussi judicieuse l'expression : remonter les Champs Elysées. Ça grimpe, non de Dieu, ça grimpe ! J'ai eu la malchance d'avoir tous les feux au vert et n'ai pu poser le pied à terre qu'une fois arrivée à l'Etoile. Contente, j'étais. Je n'ai pas crié « I'm the king of the world », comme cela m'est arrivé en traversant un lac en tyrolienne (il y avait du monde et je ne sais pas si les passants auraient compris l'humour de la situation), mais c'était tout juste.

Il ne me restait plus qu'à descendre bien doucettement jusqu'à la porte de Champerret.

Durée totale de ma boucle : une heure et demi. Bon, d'accord, c'est pas terrible, mais moi, je n'étais pas dopée. Même pas au café.

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