Voyage, voyage…

Il n'y a rien de pire que les derniers jours avant un voyage prévu de longue date. On a eu tellement de temps pour le préparer qu'on finit tout de même par tout faire au dernier moment, tant ce voyage reste lointain dans notre tête. Bref, notre voyage en Guadeloupe était planifié depuis l'été dernier, organisé depuis décembre, et mercredi ce fut la panique à bord.

Faut dire que j'étais fatiguée (entièrement de ma faute, si je surfais moins sur Internet, je dormirais plus) après deux ou trois nuits fort courtes. Donc après avoir envoyé les filles à l'école, je me suis recouchée parce que je n'en pouvais plus. Et que j'aurais bien assez de temps pour faire les bagages l'après midi et le soir.
Je me suis relevée vers 11 heures, pas encore très en forme mais nettement plus fraîche que trois heures plus tôt. J'ai posé sur mon lit le sac déjà près contenant les vêtements des filles et une partie des miens, et j'ai entrepris de tout enlevé.
Je fonctionne toujours de la même façon. Je sors les vêtements d'été des filles. J'en mets au moins la moitié dans la valise et je laisse décanter. Au bout de quelques jours, j'admets qu'elles ont trois fois trop d'habits (pas seulement en vacances, tout le temps), et j'en enlève au moins la moitié. A la fin des vacances, je me rends compte que c'est encore excessif. Le problème cette année, c'est que j'ai l'intention de réduire au maximum mes besoins de lessive. La fois précédente, je m'étais un peu pris la tête avec ma belle mère à propos de la machine à laver que j'utilisais trop souvent à son goût (et à son sens de l'économie). D'abord, elle part du principe qu'on lave mieux à la main et que ça coûte moins d'eau. Je refuse de faire la lessive à la main, surtout quand il y a une machine dans la maison, question d'éthique. Ou alors chacun lave son propre linge, mon mari aussi… Ensuite, elle bourre la machine jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible d'y glisser quoi que ce soit. Evidemment, elle a beau jeu de dire que les machine ça ne lave pas bien.

Enfin, bref, j'étais là, devant la valise, à me demander ce que j'emmènerai. J'avais pensé compter une tenue par jour. Mais pour aller à la plage ou traîner à la maison, c'est peut-être un peu exagéré. Bref, j'en ai enlevé moins que d'habitude. J'ai fait une course ou deux d'objet à emmener à ma belle-famille, j'ai été cherché les filles à l'école, pris les dernières consignes auprès des instits (elles vont tout de même manquer une dizaine de jour) ? Jusque-là, me direz-vous tout va bien.

Après déjeuner, et après avoir combattu une envie de sieste quasi irrépressible, je me suis remise devant mon sac. Et j'en ai sorti un deuxième. Le cas du premier a été vite réglé. J'ai remplacé une partie du linge enlevé par des choses diverses, genre disque dur pour sauvegarder les photos, bouquins, ramette de papier pour les filles (elles en usent et en abusent). J'ai commencé le deuxième sac. En y mettant les chaussures des filles. Puis quelques serviettes pour faire amortie. Et enfin quantité de paquets pour mon beau-frère. J'avais dans l'idée aussi d'y mettre mon ordinateur portable. Mais je n'avais pas encore testé sa connexion. Cela faisait deux ans que je ne l'avais pas branché sur Internet, valait mieux que je m'y colle avant de partir. Cela faisait juste un mois que je me disais de faire cela. Mais là, je n'avais plus le choix. J'ai donc testé. Ça ne marchait pas. J'ai essayé plusieurs trucs. Rien. Nada. Niente. Comme mon portable est encore en système 9 et que j'ai un peu oublié comment ça fonctionne, j'ai appelé M. Wanadoo. Deux minutes plus tard, il était au bout du fil. " Ouvrez Remote Access.
– Y veut pas.
– –– Comment ça "y veut pas" ?
– – Ben non, y a marqué qu'il veut pas s'ouvrir car il manque…
– Bon, il doit y avoir un élément qui manque. Réinstaller le système et réessayer. Comment
– Comment ça réinstaller ?`Ben oui, vous prenez les disques d'installation et vous restaurez.
– Mais je ne peux pas, je les ai prêtés à un copain.
– Dans ce cas, je ne peux rien pour vois. Et puis vous savez, les systèmes 9, nous, on ne s'en occupe quasiment plus.

Ben peut-être, mais moi, je fais comment. J'envoie un SOS au copain détenteur de mes disques, tout en sachant que ce ne serait pas couronné de succès, pas assez de temps. Et je me creuse les méninges. Je me rappelle avoir gardé une mise à jour d'OS9 et que ça semblait bien restaurer les logiciels, puisque je l'avais déjà fait. Je cours sur mon gros nordi, lui pique la vieille mise à jour que j'avais mise de côté (comme quoi, ça sert aussi de ne pas tout jeter) et la transfert, via ma clé USB sur le portable. Je restaure réinstalle, comme vous voulez, je redémarre, je redemande la connexion et rien, nada, niente.
Par contre, remote Access accepte de s'ouvrir.
Pleine d'espoir, je rappelle M. Wanadoo qui examine deux trois situation. Et puis finalement me suggère de virer toutes mes applications en ouverture au démarrage, de redémarrer. Normalement, c'est bon. J'obtempère, plante l'ordi (Oh la joie d'OS9), redémarre. Ce coup-ci, Remote Access a carrément disparu. Bon, je raccroche d'avec M. Wanadoo pour voir d'où ça vient. Je trouve, je redémarre et là, oh joie, j'entends le doux son de mon modem composer le numéro. Entre temps (celui que s'allume mon ordi, très très long au démarrage), il s'est passé plus de deux heures pendant lesquelles j'ai poussé trois ou quatre gueulantes contre mes filles qui ne comprenaient pas que je vivais des heures si stressantes (merde, et comment je vais me connecter là-bas), j'ai terminé un carton et fait deux trois bricole dans la maison (dont retrouver tous les chargeurs, les fils, etc. pour tous mes instruments de photo.

Enfin, les valises étaient presque terminées. Ne restait à ajouter que les affaires de toilette. Après le dîner, j'ai été décompresser devant l'ordinateur. Jusqu'à 2 heures du matin. Mais parce que je me suis souvenue d'un coup que je devais faire des choses avant de l'éteindre… Quand le réveil a sonné le lendemain à 8 heures, on ne peut pas dire que j'étais fraîche. J'ai joué les zombis. Le problème, c'est que du coup, tout le monde a fait la même chose. Et à 9h30, alors que je devais appeler le taxi, nous étions loin d'être prêts. J'ai voulu prendre quelque chose dans un des sacs fermés et cadenassés. Impossible d'ouvrir le cadenas. La clé, qui pourtant était celle que j'avais trouvée dedans n'était pas la bonne. Et impossible de retrouver la clé. Le Nôm a été obligé de scier le cadenas pendant que j'essayais de trouver un moyen de transport. Parce que de taxis, il n'y en avait point. J'étais dans un état de nerfs indescriptible. Les filles, dans ce cas-là, jouent profile bas. Mais la perspective du voyage les rendait surexcitées, ce qui cadrait fort mal avec ma toute petite capacité de compréhension. J'ai tellement hurlé que je m'en suis fait mal à la voix. Mais il en fallait plus pour calmer la marmaille. J'ai cru que j'allais en passer une par la fenêtre. Enfin, nous avons eu un taxi. Le Nôm est descendu ventre à terre chercher du liquide pour le payer. J'ai sorti les bagages avec les filles en priant le bon Dieu auquel je ne crois pas de m'envoyer une voiture suffisamment grande pour tout contenir. Miracle (ça fait deux fois quand même), c'est ce qui s'est produit. Rassurez-vous, je ne crois pas en Dieu pour autant.

Le chauffeur a fait des merveilles. La fin de l'embarquement était à 11 heures, nous étions à Orly Ouest à 11 heures moins le quart.
Nous sommes tombée sur un employé d'Air France qui prenait très à cœur notre situation de voyageuses, s'inquiétant de savoir si nous avions préréservé des places pour que nous ne soyons pas séparée. C'est vrai que j'aurais mal vécu que nous soyons, mes filles et moi-même, éparpillée dans l'avion. Je ne me souvenais pas avoir fait quoi que ce soit dans ce sens, mais la personne qui avait pris ma réservation avait eu le bon esprit de le faire pour moi. Ouf, a dit le charmant Monsieur. Mais que vois-je ? Vous avez une planche. Effectivement, une de mes consœurs m'avait donné une vieille planche de ces planches dont je ne me souviens plus le nom, mais qui sert aux enfants à surfer les vagues à plat ventre. Pas du surf, mais du body kekchose. Vous savez, me dit-il, je ne vais pas vous la conter. Mais normalement, avec le nouveau règlement, je devrais vous la taxer à 40 % de sa valeur !
– Oh, mais ce n'est pas grave Monsieur Air France. Comme elle ne m'a rien coûté, 40 % de rien du tout, ça ne fait pas grand-chose. Au pire, je vous l'aurais laissé.
– Non, mais ne vous en faites pas. Je ne la compterai pas. Mais sachez le. Cela revient moins cher d'en acheter une là-bas que d'emmener la sienne.
– Oh ben merci du renseignement. De toute façon, celle-là ne reviendra pas. Mais comment se fait-ce ?
– Eh bien c'est depuis que ce service de transport des bagages est privatisé. Tout ce qui dépasse la dimension normale des bagages est surtaxé pour compenser un peu ce que coûte ce service. Et donc tous les équipements sportifs : sac de golf, planches de surf, etc.
– Ha ben, ça promet, tiens !

J'ai laissé là le gentil Monsieur Air France et suis allée porter ma planche dûment enregistrée sur le tapis adéquat, puis nous avons été passer la douane et les portiques de contrôle. Nous avions toutes un sac à dos. Léone avec son bébé et un bouquin. Les deux grandes avec des livres et leurs affaires de classe pour travailler un peu. J'avais juste oublié un détail. Une trousse d'écolière contient des ciseaux et les ciseaux sont interdits en cabine. Mais quand la charmante Mme la Douane m'a demandé si ces sac à dos était les miens, j'ai tout de suite compris. Enfin pour le sac à dos de Garance, oui, mais pour le mien…J'étais assez sûre de ne rien avoir mis de coupant dedans.
Bref, on fouille le sac de Garance qui donne spontanément sa trousse et sa paire de ciseaux. Mme la Douane, conciliante et voyant la taille de l'objet du délit le lui rend et me recommande de le mettre en soute la prochaine fois. Reste mon sac à dos. " Vous êtes sûre d'y avoir vu des ciseaux ? " On retourne le sac, on le vide. Et rien. Il repasse au détecteur, rien. Je repars avec mes affaires. Ce n'est qu'en arrivant à la maison que je demanderais à Lou : " Dis donc, dans ton sac, tu avais ta trousse ?
– Ben oui.
– Et dans ta trousse, des ciseaux ?
– Ben oui.
– Bon, ça va, j'ai compris. Ils se sont trompés de sac à dos. Ah quoi ça tient la sécurité des passagers. Heureusement que Lou n'est pas une dangereuse terroriste.

Nous voilà en salle d'embarquement. Dieu, auquel je ne crois toujours pas, nous fait embarquer dans les premiers. Pour se venger, il nous fera descendre dans les derniers puisque nous sommes dans le fond de l'avion. Mais c'est égal. Nous trouvons nos places et évidemment, ce sont les plus belles du monde puisque ce sont les nôtres. Nous nous installons comme des princesses que nous sommes.

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Nous enquillons les huit heures d'avion sans défaillir (sauf moi qui vais piquer du nez) en regardant le dernier Zorro (qui ne valait pas le prix d'un billet de cinéma) et " Si c'était vrai ", une comédie romantique gentillette. J'ai mangé du couscous qui était mangeable et les filles des nuggets, qu'elles ont aimés (bien sûr il y avait du ketchup). Bref, ça baignait.
Nous sommes arrivés à l'heure. Nous Mais nous avons mis plus d'une heure à passer la douane, à récupérer nos sacs et à sortir de l'aéroport. Ma belle-sœur nous attendait et nous a emmené à la maison. Et c'était bon…


Vous savez ce que propose Word pour remplacer ketchup, cet infâme terme anglais ? tomatine ! Je préfère détester le ketchup que la tomatine…

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