Histoire d'eau

Le seul défaut de la maison que nous avons loué avec Aude, c’est qu’elle n’avait pas de piscine. Mais ce défaut était pour ma sœur et moi une qualité. Cela nous évitait d’avoir à angoisser pendant deux semaines à cause des enfants. Car si Lou sait nager, si Célia et Garance sont encore en phase d’apprentissage (proche du dénouement tout de même), Chani et Léone sont encore loin du compte. Bref, avec des enfants petits, la piscine, c’est le stress assuré.

Aude avait cependant eu l’excellente idée d’investir dans une piscine autoportée, suffisamment grande pour que les enfants – et même les adultes – puissent s’amuser. Mais qui ne présentait pas trop de risques d’accidents pour les enfants de l’âge des nôtres. A ceci près qu’un couple amis de Chonchon a passé la soirée avec nous. Ils avaient un charmant petit garçon d’environ 1 an, qui n’avait qu’une idée, jouer avec l’eau, sous l’œil – plus que distrait à mon goût et à celui de ma sœur – de ses parents. Deux fois il a failli plonger en passant par dessus bord. La deuxième fois, je l’ai déshabillé et je l’ai mis à la baille (je ne l’ai pas noyé, je le tenais). Il n’a pas apprécié, mais il n’y est pas revenu. Ouf.

Comme la piscine n’était en place que quinze jours et que nous ignorions quand elle pourrait resservir par la suite, Aude n’a pas investi dans les nettoyeurs, les filtres, les aspirateurs et autres périphériques qui se révèlent fort utiles, voire indispensables. Mais fort coûteux pour une durée de vie aussi courte. Est arrivé ce qui devait arriver, au bout de cinq jours d’utilisation intensive, l’eau était devenue glauque. Une belle couleur au demeurant, mais tout de même, pour le bain multiquotidien de nos chères têtes blondes (enfin, façon de parler vu qu’il n’y a qu’une blonde dans le tas), ce n’était pas très attirant. Cela dit, les têtes brunes, châtains, rousses et blondes s’en moquaient éperdument. L’eau aurait été marron, elles se seraient baignées avec tout autant de plaisir.
Mais disons qu’Aude et moi, nous voyions ça d’un autre œil. Il fallait donc vider et remplir à nouveau. Et trouver une solution pour ne pas recommencer tous les trois jours, parce qu’en cette période de sécheresse…

D’abord vider, donc. Sur la notice, cela restait assez simple. Il suffisait d’ouvrir la bonne valve, la brancher à un tuyau pour que l’eau s’écoule là où on le voulait. Dans la réalité, ce fut un peu plus compliqué. Nous voulions en profiter pour arroser les plantes, histoires que la flotte ne soit pas perdue. Mais il fallait calculer les hauteurs, bref, une histoire de vases communicants qui a mis quelques heures à se régler.
Le lendemain matin cependant, la piscine était toujours à moitié pleine et les filles piaffaient de se remettre à la baille. Il fallait trouver une solution. On eut recours à celle, traditionnelle, mais efficace, des bassines. Le Nôm et Aude munirent chacune des filles d’un récipient en plastique, charge à elles d’aller vider l’eau sur les fleurs, en tout cas loin, pour ne pas transformer le tour de la piscine en terrain gadoue.

On vide la piscine

Evidemment, ce qui devait arriver arriva. Je ne sais pas qui a commencé, probablement l’un des adultes voulant faire une farce à l’une des filles. Toujours est-il que l’on eut droit à une bataille rangée. Les jumelles poursuivaient leur mère avec dans les yeux le plaisir de l’interdit transgressé : allez hop, trempée maman ! Les miennes se tâtant pour savoir si elles feraient subir le même sort à leur père, les cousines s’arrosant copieusement entre elles, etc.

On vide la piscine 1

Bref, une belle pagaille avec éclats de rire, exclamations, récriminations et coups fourrés. Pagaille néanmoins efficace puisqu’en moins d’une demi heure la piscine fut vidée, nettoyée et remplie. Aude gonfla un bateau qui servit par la suite de pédiluve.
L’après-midi, les gamines étaient à nouveau dans l’eau. Enfin, pas tout de suite. L’endroit était infesté de guêpes. Lou a une phobie de ces insectes. Il lui suffit d’en voir un pour se recroqueviller, pleurnicher, appeler papa et maman à la rescousse. Les piscines des maisons alentours ne semblaient pas connaître le même problème. Nous en conclûmes donc que l’eau, sans chlore, attirait les bestioles assoiffées. Nous achetâmes donc ce qu’il fallait et chaque soir, après le dernier bain, nous chimiquions l’eau. Les guêpes furent moins présentes, sauf les jours où nous avions oublié le traitement. Nous pûmes garder l’eau un peu plus d’une semaine.

Une semaine, ce n’est pas beaucoup. Mais il faut bien avouer que les adultes n’ont pas été très raisonnables. Un soir, après dîner, Chonchon et Lou (qui avait le droit de temps en temps de manger à notre table en raison de son âge) se mirent à jouer puis à jouer à se bagarrer. A un moment ou il l’attrapait et la soulevait dans les airs, elle se saisit d’une bouteille de Coca Cola vide – et en plastique – et se mit à lui taper dessus. La bouteille ne fit évidemment pas long feu. Mais Lou réussit à garder le bouchon. Dès que Chonchon l’approchait, elle lui montrait la capsule et criait : « J’ai le bouchon ! » Comme si celui-ci était un gri-gri ou un talisman. Cela nous fit rire au point que l’on a tous essayé d’avoir le fichu bouchon. Mais à ce jeu-là, c’était Lou la plus forte… Fatalement, ça devait se finir à l'eau. Lou atterrit tout habillée dans la piscine, puis Chonchon et enfin moi-même. L’eau était bonne. Nous ne voulions plus en sortir. Un jour, les photos de cette folle soirée sortiront peut-être…

Ce n’était pas mon premier bain tout habillée. Deux fois déjà, j’avais fait hurler de rire les filles en entrant dans la piscine avec mon short et mon tee-shirt et en me plongeant dans l’eau. Rien de tel qu’un adulte qui transgresse les règles ou les habitudes pour mettre des mômes en joie. Je ne voulais pas les priver d’un tel plaisir.

Mais toute médaille à son revers. La veille du départ, il fallut bien vider à nouveau la piscine et surtout la nettoyer pour la faire sécher afin de la remballer. Ça n’a pas été de la tarte . Surtout pour Aude qui en a récuré les trois-quarts. Brosse, détergent, un vrai boulot de titan.

Mais enfin, la piscine, ça a tout de même été une vraie bonne idée.


J'ai plein de notes en retard, quasi écrites. Mais comme je n'arrive pas à poster, cela m'énerve. Impossible d'accéder à mon blog de 14 heures à minuit. Alors je traîne

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