Hier soir, le feu !

J’ai récupéré les deux grandes avec plein d’histoires à raconter, surtout Lou. Garance a pris de l’assurance malgré le fait qu’étant la plus jeune, elle a aussi été le souffre douleur des quelques unes. Elle a été jusqu’à mettre un gifle à une « camarade ». Du coup, elle a été punie, ce qui est normal. En même temps, ça ne me gêne pas plus que ça qu’elle ait du répondant. Elle se rendra bien assez vite compte que la violence n’est pas ce qu’il y a de plus efficace pour avoir la paix. Mais elle est sur le chemin de la révolte, c’est déjà ça.

Un caillou dans la chaussure


Lou a joué les Zorro défendant sa petite sœur. Elles sont encore plus proches ces deux là après deux semaines passées ensemble, et là aussi j’en suis bien contente. Lou était la plus âgée du groupe. Mais elle n’a au apparemment aucun problème pour se faire des copains et des copines. Elle m’a même dit qu’elle était très contente d’être partie dans cette colonie, que c’était valorisant d’être avec des plus jeunes. Le rôle d’aînée lui colle décidément à la peau.
Le plus amusant c’est que la première chose qu’elle m’a dite, c’est qu’elle avait un amoureux. Il habite Paris, dans le 3e. Elle m’a demandé incidemment, si le 3e c’était loin de chez nous. Et quand on partait en vacances… Puis elle m’a avoué que son amoureux n’avait que 8 ans. Eh bien, il n’est pas en retard celui-là. Cela prouve que la mominette n’est pas sectaire. C’est bien.
Bref, que du bon au retour de cette colonie qu’elles espèrent retrouver l’an prochain (elles se sont attaché aux chevaux…) Les moniteurs ont pensé à faire la guerre à Garance pour qu’elle se mette de la crème solaire. Du coup, pas un seul coup de soleil. Par contre, ils se sont nettement moins battu pour qu’elle se coiffe. Elle est revenu avec une chevelure de crin et plein de poux. Heureusement, j’ai le remède miracle.
On est rentrées

C’est fou ce que l’ambiance change quand elles sont toutes les trois à la maison… Cela devient bien sur beaucoup plus bruyant, plus dense, plus fatigant. Mais en même temps, c’est superbe de les voir enfin là, et tout heureuses. Léone est contente aussi, mais en même temps, elle se rend bien compte qu’elle perd un peu de son paradis, avoir papa maman pour elle toute seule. Quant au Nôm, je vois bien qu’il fatigue. Trop de bruit. Il a envie d’être ailleurs, alors il crie, il fait les gros yeux. Et elles qui sont si contentes de rentrer ne comprennent pas trop. Il ne va pas trop bien le Nôm, il est vite débordé…
Enfin !

Hier soir nous avons été voir le feu d’artifice de Paris. Il y avait énormément de monde dans le métro et évidemment pas de rames supplémentaires. Au changement à Charles de Gaulle Etoile, il y avait la queue dans les escaliers pour arriver sur le quai. En fait, des agents de la RATP faisaient un peu service d’ordre pour éviter les accidents. Ce qui n’était pas plus mal. La station Trocadero étant fermée, nous avons marché de Boissière à la place du Trocadero pour nous rendre compte que les jardins étaient fermés, que la place était noire de monde et que nous n’allions pas voir grand chose. Heureusement, nous n’avons pas les deux pieds dans le même sabot et nous avons réussi à nous faufiler sur le rond point. C’était bien, nous étions assis dans l’herbe, fasse à la Tour Eiffel. Malheureusement, quand le feu a commencé, ceux qui étaient devant ont refusé de s’asseoir et, pour mieux voir, tout le monde s’est levé ? Du coup, nous aussi et Léone ne voyait plus rien. Le Nôm a dû la porter sur les épaules pendant tout le spectacle. C’était très beau à une réserve près, les tableaux se suivaient et se ressemblaient un peu. C’était toujours la même chose… Dommage. Enfin, c’était tout de même grandiose. J’avais amené l’appareil photo de Lou que je voulais tester dans ces conditions. Eh bien, il n’y a pas photo, il est très bien, en tout cas bien mieux que le mien dans ce genre de circonstance. Si j’avais eu un pied, cela aurait été parfait !

14 juillet 2005 - Paris

J’adore quand les fusées explosent juste au dessus de nous, et que la pluie de poussière incandescente se précipite vers nous. On a l’impression de rentrer dans cette immense fleur de lumière. Comme je ne voulais pas rater cette impression, je prenais des photos un peu à l’instinct sans trop regarder l’écran. Cela a donné des résultats amusants parfois et très bien à d’autres.

14 juillet 2005 - Paris

La galère a commencé quand il a fallu rentré. La foule était compacte, et personnellement, j’ai horreur de ça. Nous avons décidé de marcher jusqu’à Etoile pour pendre directement notre ligne. Mais arrivés là bas, le problème restait entier. Sur le quai nous étions si nombreux, et cette fois-ci, personne pour juguler. J’avais Léone dans les bras. Et le métro se faisait attendre.
Ce que je trouve incroyable c’est que les soirs de match ou de meeting d’athlé au Stade de France, la RATP sait mettre des rames supplémentaires pour dégager les gens le plus rapidement possible. Et le soir du 14 Juillet, rien. Il y avait minimum huit minutes d’attente entre chaque rame. Et croyez-moi, en huit minutes, un quai a le temps de se remplir. Quand le métro est arrivé, tout le monde a poussé. Une femme qui tenait plié la poussette de son bébé a failli tomber, j’ai vu le moment où elle allait se faire piétiner. Je l’ai rattrapé par la taille. Nous avons réussi à entrer tous les trois dans le wagon, mais à quel prix. Et il a fallu que je fasse rempart pour que d’autres ne rentrent pas car Léone commençait à être écrasée. Une jeune femme m’a aidée et lui a fait une petite place. J’étais vraiment furieuse. Oh pas contre la jeune femme, mais contre la RATP. C’est tous les ans pareil. Ce n’est pourtant pas un scoop le 14 Juillet, on a le temps d’anticiper. Mais non, rien !

Nous avons fini par arriver chez nous morts de fatigue. Nous avons donné un bain froid à Léone et le Nôm l’a couchée. Puis il est ressorti histoire de voir comment cela guinchait au bal des pompiers. Moi, je n’en avais pas envie et il fallait bien que l’un d’entre nous reste avec la puce. J’avais prévu d’aller me coucher, mais j’ai mis mes photos sur mon ordi. Et j’y suis restée deux bonnes heures. Ce qui fait que je n’ai pas dormir de très bonne heure et que ce matin, j’étais un peu décalquée. Sale mine. Heureusement, j’ai eu du boulot toute la journée. Ça tient éveillé. Et puis notre confrère de la rubrique people est venue nous distraire en nous racontant les déboires des beautiful people : un couple en vue (lui journaliste télé, elle, belle plante) pose pour tous les magasines (qui le veulent bien) pour montrer que leur couple est indestructible et que les rumeurs de séparation sont sans fondement. Ça, c’est l’officiel. Maintenant, mon confrère raconte que, dans la réalité, il en va tout autrement. En effet, l’ex pin up aurait cocufié son journaliste de mari et il lui en veut à mort. Il aurait fallu toute la diplomatie des photographes pour les faire poser ensemble. Elle le mènerait par le bout du nez, mais il commencerait à en avoir assez. Au delà de l’anecdote, il y a quelque chose qui me rend profondément mal à l’aise : comment un journaliste peut-il manipuler la presse pour régler des histoires perso. Croit-il encore en l’adage populaire qui veut que tout ce qui est marqué dans le journal est vrai ? Veut-il essayer de transformer la réalité à son profit ? Comment peut-il se laisser manipuler au point de tourner le dos à ce qui fait l’essence même de son métier ? Et comment cette presse peut-elle monter des couvertures et des articles sur des mensonges, tout en le sachant. Tout ceci ne lasse pas de m’interroger.

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