Ça énerve !

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lundi 3 décembre 2007

Y aurait-il des tâches sur le soleil ?

Je ne suis pas en verve, ni en joie. Je traîne mes jours avec des montagnes de décisions à prendre. En fait non, avec une décision qui ressemble à une montagne. Du coup, j'ai beaucoup perdu de ma capacité d'indignation et de mobilisation. Ce n'est pas que je m'en fous. Non, pas tout à fait, pas encore. C'est juste que j'essaie de rester concentrée sur mon objectif et de garder la moindre force pour avancer. On ne peut pas vraiment s'occuper des autres quand on ne va pas très bien soi-même...

Mais j'aimerais bien que les petits tracas du quotidien me laissent un peu tranquille...

Il y a une quinzaine de jours, c'est mon ipod qui tombait en panne et semble-t-il définitivement. Un podcast qui ne lui a pas plu, qui l'a bloqué. Il semble mort. Je commence à croire qu'il y a des virus sur les podcast de France-Inter...

Et puis la semaine passée, c'est mon gros bébé, mon appareil photo reflex numérique, qui est tombé en panne. Heureusement, il est encore sous garantie... Je me dépatouille dans les arcanes des règles administratives.

Bien sûr, il n'y a pas mort d'homme (alors que chez lui, si, vous pouvez imaginer dans quel état il se trouve). Et je prends ces petites misères avec plus de philosophie que l'engueulade homérique avec le Nôm qui m'a définitivement pourri le week-end.

Mais bon, si je pouvais avoir une petite récré de ce côté là, ce ne serait pas plus mal.

En attendant, je vais utiliser mon téléphone... il ne fait pas de si mauvaises photos...

Biennale de Lyon 2007

jeudi 27 septembre 2007

L'un des deux bouts

J'ai trouvé le rapport Belpomme sur le blog d'elle. Vous pouvez le télécharger là bas, ou ici.

Elle en reparlera, dit-elle. Moi aussi. Quand j'aurai fini la lecture de ces 54 pages...

Il faut lire l'article de l'écrivain et militant écologiste Raphaël Confiant sur la question. Il a écrit un livre sur le sujet avec Louis Boutrin « Chronique d’un empoisonnement annoncé », aux Editons l’Harmattan A prendre avec de grosses pincettes, voir commentaires ci-dessous. Et interpellé les candidats à la présidentielle sur cette questions là.

mardi 25 septembre 2007

par les deux bouts...

J'ai envie de manger une banane, une bonne ti figue bien juteuse et bien sucrée telle que vous n'en goûterez jamais ici. Mais ne vais-je pas m'empoisonner ? Quelle histoire tout de même que celle-ci. Pendant deux jours, on ne parle que de ça (à ma grande surprise d'ailleurs), on lance de grands mots : nouveaux scandale alimentaire, pire que la vache folle, bombe à retardement…
Et puis tout cela fait pschittttttt. A croire que les conseils en communication des planteurs antillais, que l'histoire embête, sont particulièrement efficaces, tout comme ceux du gouvernements et qu'ils peuvent compter sur une presse plus avide de sensation que d'enquêtes et d'infos.

On a entendu tout et son contraire, à tel point qu'on ne sait plus à quel saint se vouer. Alors, il a exagéré le Pr Belpomme ? Elles ont nocives les bananes antillaises ?

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lundi 24 septembre 2007

La mort plutôt que l'expulsion.

Je viens d'apprendre que Mme Chunlan LIU épouse ZHANG, la femme d'origine chinoise qui s'était défénestrée jeudi à Paris à l'arrivée de la police, est décédée vendredi dernier à l'hôpital Georges-Pompidou.

L'information n'a été rendue publique que ce midi...

Le Communiqué de RESF

[…]Le Réseau Éducation Sans Frontières demande que cesse immédiatement la traque quotidienne aux étrangers, les contrôles aux faciès, la chasse aux enfants, le démantèlement des familles qui provoquent un climat de terreur dans nos quartiers.

RESF appelle à un rassemblement, aujourd'hui lundi 24 septembre 2007 à 18h30 sur le lieu du drame , 41 bd de la Villette Paris 10°.

RESF appelle également à une réunion unitaire de toutes ses composantes et des organisations et partis soucieux du respect des droits de l'Homme dans notre pays, pour décider des actions à mener : demain, mardi 25 septembre à 9h30, à l'EDMP 8 impasse Crozatier Paris 12°


Elle avait 51 ans...

dimanche 16 septembre 2007

Toujours plus haut, toujours plus loin dans l'ignominie

En début de semaine, j'avais publié sur ce blog, le témoignage d'une militante de RESF, Florence, racontant comment se déroulait l'expulsion d'une famille, en l'occurence celle des Popov, et les coûts que cela entraînait. Heureusement, le juge des libertés et de la détention ordonnait leur libération, car la police n'avait pas réussi à les expulser alors que la famille ne s'y était pas opposé. Les Popov, qui était retenus depuis deux semaines au centre de rétention administrative d'Oissel, avec leurs deux enfants, Véronique, 4 ans, et Geoffrey, six mois, retrouvaient alors la maison de la mère de Mme Popov, Yekaterina.

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samedi 15 septembre 2007

Lettre ouverte aux policiers syndicalistes

La chasse aux sans-papiers conduit à des situations humainement insupportables que leur conscience ne peut ignorer.
Rebonds publié par Brigitte Wieser et Richard Moyon, Membres du Réseau Education sans frontières, dans Libération du 14 septembre.

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mardi 11 septembre 2007

Récit en direct du hall du terminal 2 F

L'info faisait grand bruit ce matin sur les ondes radio : Brice Hortefaux, ministre de l'Intérieur, convoquait vingt préfets qui n'avaient pas fait leur chiffre en matière d'expulsion d'étrangers. Depuis le début de l'année, entre 11 000 et 13 000 personnes ont été "reconduites à la frontière", en fait raccompagnés dans leur pays d'origine. On est loin des 25 000, chiffres exigé par le président de la R2publique, d'autant que l'an passé, la police avait réussi à boucler son quota grâce à la Bulgarie et à la Roumanie, pays entré dans l'Europe depuis le 1er janvier dernier. Pour le coup, les objectifs vont être difficiles à réaliser.

Au delà des chiffres, il y a des hommes, des femmes et aussi des enfants, qui sont traités comme des criminels, menottés, baillonnés. Traités dans des conditions si dégradantes que de plus en plus de passagers "normaux" se révoltent.

En fait, nous savons peu comment se passe une expulsion. Une militante de RESF Paris, Florence Ostier, appelée en renfort, raconte le calvaire d'une famille. Une journée comme tant d'autres à Roissy.

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Mauvais feuilleton, triste réalité

Synopsis : Une jeune femme d'origine camerounaise et mariée à un Français, suite à une erreur de son employeur, se retrouve accusée de vol de chèque par sa propre banque, qui lui refuse son salaire et la délivrance de sa carte bleue. L'employé de la succursale appelle la police qui arrête la jeune et sa petite fille.

A lire le scénario, on se dit que la fable est un peu grosse, cousue de fil blanc, trop démonstrative. Elle ne vaudrait pas un kopek. Sauf peut-être à changer la couleur des personnages. Une jeune femme d'origine française, qui travaille en Afrique, se voit accusée à tord de malversation par sa banque. L'employé de la succursale appelle la police locale qui arrête la jeune blanche et sa fille.

Là, tout de suite, on s'y retrouve. Ça a du peps. Une histoire exemplaire, telles que les apprécient les télés et un certain cinéma américain, qui aime à pleurer sur les malheurs de ses ressortissants dans les pays barbares (exemple type : Jamais sans ma fille). Parce que, bien sûr, l'histoire est vraie...

Dans sa première version.

C'est Fauvette qui la raconte. La jeune femme est sa belle-sœur. Et c'est à hurler.

Pourtant, j'en ai vu, des conneries dans le genre. Mais vraiment, la bêtise et la vulgarité du racisme, l'incompétence et la méchanceté, surtout quand elles sont institutionnelles, je ne m'y ferai jamais...

jeudi 9 août 2007

Ce soir, il faudrait veiller

Pour que cette petite flamme ne s'éteigne pas. Que l'enfant enfin se réveille. Il a 12 ans, il est tombé du 5e étage de son immeuble pour fuir la police car il n'a pas de papiers en règle. Il est Ukrainien.

Mais demain, il faudra sans doute crier, hurler, manifester que cela cesse et qu'enfin les droits des enfants soient respectés. Comme aujourd'hui. Comme hier. Resf, heureusement, ne désarme pas. Mais les protestations devraient être portées par toutes nos voix...

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jeudi 28 juin 2007

Lettre à la bande à Bonnaud en général et à M. Bonnaud en particulier

Chère bande à Bonnaud, cher monsieur Bonnaud,

Vous avez ensoleillé mes week-ends, mes vacances, les matinées dans le métro, mes promenades en vélo, mes voyages en train et quelques trop rares fois mes fins d'après-midi.

Voyez-vous, pendant l'heure de l'émission, je travaille et je ne suis évidemment pas payée pour vous écouter. Mais grâce à l'invention de la balado transmission, je n'ai raté aucune de vos émissions. Elles sont à ce point pertinentes que même un mois après, elles restent toujours aussi passionnantes, drôles, sévères, intelligentes. J'ai passé des journées entières à vous écouter, à rire avec vous, à réfléchir, à apprendre. Oui des journées entières quand j'avais trop de retard à rattrapper. Pendant mes vacances en avril, j'ai ratrappé deux mois en quelques jours. Et jamais, je n'ai eu le sentiment d'overdose. Bien au contraire, quand il n'y en a plus eu, j'ai été en manque. Ce soir, ça va être terrible, je le sens.

Vous m'avez ouvert de très nombreuses fenêtres culturelles, moi qui suis tellement prise par ma vie familiale, associative et professionnelle. Non seulement, vous avez su toucher mon intelligence mais aussi mon cœur.

Alors je vous le dit tout net chère bande à Bonnaud et cher M. Bonnaud, je vous aime d'amour et à la fin de la saison, je vais prendre le deuil. Et je pleurerai en écoutant encore et encore les podcasts de votre émission car, oui, je les ai tous gardés, sauvegardés, sur un disque dur externe ET sur des CD (au cas où). Vous voyez à quel point je suis fan.

J'espère que France Inter changera d'avis. Mais si tel n'est pas le cas, sachez que je serai toujours votre fidèle et dévouée auditrice. Même si pour cela il faut passer vers le privé et me fader les pubs (et croyez-moi, ce serait vraiment un sacrifice).

Bonne continuation, où quelle soit et une fois de plus, merci pour tout ce que vous m'avez fait découvrir et aimer cette année.

Votre très fidèle auditrice
Akynou

PS. La dernière a lieu aujourd'hui, merde, je ne peux pas y croire, une si belle émission. Les dirigeants de France Inter sont vraiment des pignoufs marchand de vin. A quoi sert donc le service public si ce n'est mettre entre les oreilles des auditeurs de belles émissions comme celle-ci. Rendez-vous à 16h30 sur les ondes de France Inter. Celle d'hier était vraiment top, avec l'équipe des Papous dans la tête. Une autre émission qui figure dans mes chouchoutes.

PS2. C'est plus fort que moi, je ne peux me retenir : fuck France Inter. Vous pouvez aller râler là. Ou signer la pétition pour essayer de sauver l'émission. Et allez signer aussi la pétition contre la suppression d'arrêt sur images.

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